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Nucléaire: prolonger les réacteurs au-delà de 40 ans, plus cher et incertain que prévu ?

logo-lerc.jpgSi EDF veut prolonger la durée de vie de ses réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans, il lui en coûtera quatre fois plus qu'officiellement annoncé, sauf à transiger avec les critères de sûreté en vigueur en France, estime un rapport commandé par Greenpeace.

Invoquant les risques pour l'avenir du parc nucléaire et la sécurité des Français, l'ONG écologiste a donc demandé mardi que la loi sur la transition énergétique qui doit être votée cette année "fixe la limite d'âge des 40 ans comme durée de vie maximale des réacteurs français".1628628 3 335b la centrale de tricastin dans la drome en 762e344d5217621da2395c309934a0fa

De par leur conception, "les centrales ont été dimensionnées pour 40 ans" d'exploitation et l'autorisation de les prolonger au-delà de cette limite "n'est pas acquise", a d'ailleurs insisté la semaine dernière le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, auditionné à l'Assemblée nationale.

Il y a "bien des sujets de sûreté majeurs à regarder à cette échéance", notamment "des phénomènes de vieillissement sur certains composants des centrales, qu'on doit regarder d'autant plus attentivement qu'ils ne sont pas nécessairement remplaçables", avait souligné M. Chevet.

Les demandes d'EDF seront en outre examinées "au cas par cas" et à l'aune des critères de sûreté plus stricts applicables à la troisième génération de réacteurs, tels l'EPR en cours de construction à Flamanville (Manche), comme le veut la doctrine française en la matière, a prévenu le président de l'Autorité indépendante.

Dans cette perspective, EDF, l'unique opérateur des 58 réacteurs électro-nucléaires de l'Hexagone (19 centrales au total), prévoit officiellement de consacrer 55 milliards d'euros à des travaux de maintenance d'ici à 2025.

Cela représenterait environ un milliard d'euros par réacteur.

Seul hic, un tel coût suffirait à peine à maintenir la sûreté des installations à leur niveau actuel et resterait bien loin des exigences retenues par l'ASN pour les réacteurs de troisième génération, assure le rapport réalisé à la demande de Greenpeace par le cabinet WISE-Paris, spécialisé dans l'énergie et proche du mouvement antinucléaire.

- 4,35 milliards par réacteur -

D'après les scénarios établis par Yves Marignac, directeur de WISE-Paris, des critères de sûreté similaires à ceux de l'EPR représenteraient un côut moyen de 4,35 milliards d'euros par réacteur, soit quatre fois plus que celui annoncé par EDF.

Yves Marignac reconnaît que son étude est fondée sur une "démarche prospective" et incertaine qui ne constitue en aucun cas "une prédiction". Il insiste lui-même sur le fait que les chiffres qu'il fournit ne représentent qu'un "ordre de grandeur", en raison du "manque de données publiques disponibles" et de la "difficulté d'estimer le coût d'opérations encore inédites".

Le rapport a au moins le mérite d'exister et de poser des questions, en attendant les conclusions de la commission d'enquête de l'Assemblée sur "le coût de la filière nucléaire et la durée d'exploitation des réacteurs".

Entendu par cette commission, le directeur général de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN, appui technique de l'ASN,) Jacques Repussard, déplorait lui aussi l'absence de "regard économique global" des pouvoirs publics sur cette filière.

"Cette expertise n'est faite nulle part et c'est probablement dommageable", avait jugé Jacques Repussard, pour qui "on n'est pas dans une situation optimale pour notre pays et ça risque de peser à un moment donné sur la sûreté nucléaire".

Sachant que 80% du parc nucléaire français est entré en service entre 1977 et 1987, "l'échéance des 40 ans est très proche et nécessite une action urgente et massive (...) faute de quoi, le risque est très grand d'aller vers des prolongations du fonctionnement par défaut", a jugé Yves Marignac en présentant son rapport.

Un avis qui fait écho à l'avertissement lancé par M. Repussard: "il faut garder des marges de sécurité si l'on ne veut pas que notre pays se retrouve dans une situation où il faut choisir entre garder la lumière allumée et la sécurité".

Interrogé, EDF n'a pas souhaité faire de commentaires.

Le travail des femmes n'est toujours pas légitime en France

logo-lerc.jpgMoins visible, moins reconnu et moins valorisé que celui des hommes, le travail des femmes n'a toujours pas acquis sa pleine légitimité en France près de 50 ans après l'octroi aux femmes du droit à exercer librement une activité, dit une étude du Conseil économique social et environnemental (CESE) publiée mardi.

Depuis la loi de 1965 qui leur a permis de travailler sans le consentement de leur mari, leur situation a certes évolué mais elles continuent de se heurter à des obstacles qui empêchent toute reconnaissance de leur travail, relève le CESE.2014 02 25t071932z 1007180001 lynxmpea1o00g rtroptp 3 ofrtp france travail femmes

Si l'on s'en tient aux chiffres, la tendance relevée au cours des dernières décennies est positive : en 2011, 14,8 millions d’hommes et 13,5 millions de femmes sont recensés comme actifs, contre 13,2 millions d'hommes et 6,6 millions de femmes au début des années 1960.

Mais cette évolution ne doit pas pour autant masquer le chemin que les mentalités doivent encore parcourir en France pour que le travail des femmes soit reconnu à égalité avec celui des hommes, souligne le rapporteur de l'étude, Hélène Fauvel.

Dans une étude de l'Insee de 2011, une personne sur quatre pensait qu’en période de crise, les hommes devraient être prioritaires pour trouver un emploi, une proportion toutefois moins importante chez les 20-24 ans que chez les 75-79 ans.

L'accès à l'emploi reste plus difficile pour les jeunes femmes faiblement qualifiées que pour leurs homologues masculins et les femmes sont plus souvent recrutées en CDD.

SALAIRE D'APPOINT

"Le droit à l’autonomie économique des femmes grâce à leur travail n’est pas encore pleinement reconnu et la notion de salaire d’appoint reste encore très présente", écrit Hélène Fauvel.

"Les écarts de salaire qui ne se réduisent plus depuis les années 1990 restent importants et concernent tous les secteurs et toutes les catégories socioprofessionnelles, contribuent à renforcer l’idée d’une moindre légitimité du travail des femmes", ajoute-t-elle.

Selon les données 2009 de la DARES, la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques, la rémunération annuelle des femmes est en moyenne inférieure de 27 % à celle des hommes.

Concernant l'éloignement des femmes du marché du travail, le CESE distingue trois grandes catégories de raisons invoquées par les mères pour expliquer leur retrait du marché du travail.

En premier lieu figure la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, "une expression qui ne s'applique qu'exclusivement aux femmes dans l’esprit des employeurs comme aux yeux de l’opinion publique", note le CESE.

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à s'arrêter de travailler pour prendre un congé parental, à réduire leur temps de travail ou à cesser toute activité lorsque la conciliation devient trop compliquée.

CONTRAINTES PRATIQUES

Or, selon une étude de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), 40% des mères qui ont arrêté de travailler après une naissance auraient préféré poursuivre leur activité.

Autres obstacles invoqués, les contraintes pratiques et financières liées aux modes de garde, soit indisponibles, soit trop chers, et les conditions de travail parmi lesquelles les horaires ont un poids déterminant.

Face à ces difficultés, "l’implication des employeurs reste encore timide, essentiellement sous forme d’aides financières et beaucoup moins en terme de souplesse horaire pourtant souhaitée", constate le CESE.

La délégation aux droits des femmes et à l'égalité du CESE préconise donc de développer et de diversifier les modes d'accueil des enfants, "condition sine qua non pour permettre aux femmes de travailler en élevant leurs enfants."

Elle appelle également les pouvoirs publics à encourager la gestion partagée des responsabilités familiales entre les deux parents, en incitant les pères à s'impliquer davantage.

La délégation prône la mise en place d'une préparation du retour à l'emploi des femmes en congé parental via une offre de formation et un accompagnement individualisé.

L'enjeu est de taille, souligne Hélène Fauvel. "Oeuvrer pour une meilleure insertion professionnelle des femmes, c’est tout à la fois conforter leur statut social et garantir leur autonomie financière et familiale".

par Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse pour Reuters

Jusqu'à 300 000 emplois créés avec le pacte de responsabilité ?

logo-lerc.jpgLe Haut conseil pour le financement de la protection sociale a évalué l'impact d'un allègement des cotisations patronales sur l'emploi. Les effets sont favorables, mais limités.

François Hollande a fait du pacte de responsabilité une de ses promesses phares. Le Haut conseil pour le financement de la protection sociale évoque une progressivité de la CSG et la création de 300 000 emplois maximum dans le cadre du dispositif, selon des documents dont l'AFP a obtenu copie lundi 24 février.

Dans une note commandée avant l'annonce du pacte, qui doit permettre d'alléger de 30 milliards d'euros les charges des entreprises, le Haut conseil planche3462239 notamment sur l'avenir de la Contribution sociale généralisée (CSG). Il envisage entre autres de le rendre progressif, donc plus ou moins élevé en fonction des revenus, ou de remettre en cause partiellement ou totalement sa déductibilité de l'impôt sur le revenu.

Des effets "circonscrits"

Le Haut conseil a également simulé l'impact d'une baisse des cotisations sur l'emploi. Cet impact est "plus élevé lorsque l'allègement (des cotisations) est concentré sur les salaires modestes", souligne le Haut conseil. Dans ce cas, le "nombre d'emplois créés à cinq ans (...) pourrait alors passer à environ 300 000 si l'on ne tient pas compte du nécessaire financement de cet allègement".

Sauf que le Haut conseil estime que "le mécanisme pur d'allégement du coût du travail" joue certes de "façon favorable, mais relativement circonscrite, sur l'activité économique et l'emploi". Autrement dit les effets sont limités selon les experts, et compenser ces allègements, par une hausse de la TVA ou de la CSG, affecterait le pouvoir d'achat et la consommation des ménages.

Par 

Ayrault pour une agriculture performante économiquement et écologiquement

logo-lerc.jpgLe Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assuré lundi au salon de l'agriculture qu'il était possible de concilier performance économique et souci écologique dans les champs.

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"Il n'y a pas à opposer d'un côté la qualité environnementale, de l'autre coté la performance économique. Au contraire, cherchons (les) ensemble. Et nous sommes en train de (les) trouver", a déclaré Jean-Marc Ayrault, concluant une visite de quatre heures Porte de Versailles, où l'accueil fut plutôt bon enfant.

"Il n'y a pas à opposer non plus les différents modes de production, les circuits courts, l'agriculture bio, mais aussi l'industrie agroalimentaire" et "il n'y a pas à opposer la distribution en France et la conquête de marchés à l'export", a-t-il énuméré, rappelant que le secteur comptait pour 15% des exportations du pays.

Des déclarations qui font écho au projet pour l'agriculture défendu par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui pense que la double performance économique et écologique (l'agroécologie) est l'avenir de l'agriculture.

Une orientation qui a d'abord suscité la méfiance de la FNSEA, principal syndicat agricole, les agriculteurs se disant étranglés par les normes environnementales à respecter. Mais ces dernières semaines, le ton semblait un peu plus ouvert sur le sujet.

Par ailleurs, le Premier ministre a tenu à rappeler le rôle que l'industrie agroalimentaire française aurait à jouer dans l'exposition universelle de Milan, en 2015.

Baisse de charges : le scénario de remise à plat de l'exécutif

logo-lerc.jpgLes partenaires sociaux se réuniront vendredi sur le pacte de responsabilité. L'exécutif envisage d'instaurer des taux de cotisation progressifs.

C'est la dernière ligne droite avant la réunion du 28 février qui regroupera tous les partenaires sociaux. Syndicats et patronat doivent dévoiler leurs propositions pour le pacte de responsabilité lancé par François Hollande. Le Medef a donné la semaine passée son scénario de prédilection, qui consiste à garder le crédit impôt compétitivité emploi (Cice) en l'état, et à faire porter les 10 milliards de baisse supplémentaires promises par le gouvernement sur un allégement de moitié des cotisations familiales (soit 2,6 points de cotisations sociales en moins pour tous les salaires). La CFDT, elle aussi, a fait savoir qu'un maintien du Cice serait une bonne chose en termes de stabilité pour les entreprises (« Les Echos » du 21 février).Tableau des cotisations sociales excel 2011

Avec les deux principaux soutiens du pacte à l'unisson, l'un côté patronal, l'autre côté syndical, le gouvernement a toutes les chances de s'inspirer de leurs préconisations. Sans faire forcément un simple copier-coller. Le scénario du Medef a en effet un gros inconvénient : sa complexité. Il combine trois dispositifs différents, les allégements Fillon sur les bas salaires, le Cice et la baisse de moitié des cotisations familiales. « C'est malin mais assez confus », estime un conseiller gouvernemental.

Progressivité décriée

Pour faire plus simple, l'exécutif est tenté par un autre dispositif qui maintiendrait le Cice, auquel les entreprises sont attachées maintenant qu'il fait sentir ses effets, et qui remettrait à plat tous les autres allégements. Les 20 milliards d'allégements Fillon et les 10 milliards supplémentaires du pacte de responsabilité seraient barémisés, c'est-à-dire que les taux de cotisation seraient progressifs, suivant le niveau de salaire. L'intérêt politique est double pour le gouvernement  : cela simplifie les dispositifs d'allégements, et cela les rend aussi plus visibles que ne le sont les allégements Fillon. Pour les entreprises, la barémisation serait une façon de sanctuariser les allégements, ajoute-t-on.

Suivant les taux qui seraient retenus, ce système permettrait aussi de renforcer encore les allégements sur les bas salaires, et donc d'obtenir un effet maximum sur les créations d'emploi qui est l'un des principaux objectifs du gouvernement, au grand dam de certaines entreprises dans les secteurs à haute valeur ajoutée où les salaires sont plus élevés. Plusieurs grands groupes sont en effet vent debout contre cette option, qui n'amènerait aucun avantage, ou très peu, sur ces niveaux de salaires  : « La progressivité des cotisations, c'est l'inverse de ce qu'il faut faire », s'insurge le représentant de grandes entreprises qui rappelle que la recherche d'une meilleure compétitivité passe par le soutien aux groupes les plus exposés à la concurrence internationale, tels que l'aéronautique ou l'automobile. Conscient de cette réticence, l'exécutif pourrait aussi faire un geste envers les salaires élevés (au-delà de 2,5 SMIC). Pour l'heure, rien n'est encore tranché. Les pourparlers entre tenants du soutien à la compétitivité ou du soutien à l'emploi vont encore s'intensifier.

Écrit par Marie BELLAN 
Journaliste 
mbellan@lesechos.fr

Transition énergétique : les écologistes ont « des inquiétudes »

logo-lerc.jpgLa secrétaire nationale d'Europe écologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, s'inquiète, dans le Journal du dimanche, de la tournure du projet de loi sur la transition énergétique, insistant sur la possibilité d'une « rupture » avec le gouvernement sur ce sujet.

« Nous avons des inquiétudes. Les délais doivent être tenus, le texte doit êtreprésenté en juin au Conseil des ministres », déclare Mme Cosse à propos de ce texte de loi, qui « va permettre au président de la République de respecter sesengagements, notamment sur la part du nucléaire dans la production électrique ».

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« Pour cela, il faudra un mécanisme concret inscrit dans la loi et un plan d'investissement sur les énergies renouvelables, détaille-t-elle. Par ailleurs, cette loi permettra de redonner du pouvoir d'achat aux Français en les aidant à réduireleur consommation et donc le montant de leur facture. Mais si le texte de loi est mauvais et ne permet pas qu'on le vote, alors cela marquera notre rupture avec le gouvernement. » 

NOTRE-DAME-DES-LANDES : « ENTENDRE » LA MOBILISATION

Selon Mme Cosse, la fermeture de Fessenheim doit être actée dans la loi et« créera de l'emploi avec le développement d'une filière de démantèlement. D'ailleurs, si pour remplacer des centrales vieillissantes on ouvrait de nouveaux EPR, cela se fera sans nous », dit-elle. 

En matière d'écologie, le président François Hollande « peut clairement mieux faire », juge-t-elle plus généralement, parlant de « ratés » et de « beaucoup d'atermoiements »La responsable écologiste estime qu'il y a « de fortes résistances » à la transition énergétique au sein du gouvernement, « notamment à Bercy ».

Un peu plus loin, elle attaque frontalement le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, estimant qu'il « ne parle que de la grandeur de la France, de ses industries passées et jamais de celles d'avenir ». Avant d'enfoncer le clou :« On se demande parfois si Montebourg ne se rêve pas en ministre de Georges Pompidou », ironise-t-elle.

Interrogée sur les violences commises samedi à Nantes en marge de la manifestation contre le projet d'aéroport, Emmanuelle Cosse dit qu'elle les condamne « bien sûr ». Avant d'ajouter :  « Ce n'est pas parce que des casseurs ont commis des actes de violence et des dégradations inadmissibles qu'il fautrester sourd face au succès de cette mobilisation populaire. J'espère que le gouvernement saura l'entendre ».

Municipales 2014 : les candidats "sans étiquette" fichés par l'Intérieur

logo-lerc.jpgLes élus sont en colère à la suite du fichier des préfets dans lequel une couleur politique est attribuée aux candidats qui refusent pourtant d'être associés à un parti.

Les élus "sans étiquette" sont en colère après le ministère de l'Intérieur. Comme le révèle Le Figaro, les préfets attribuent, dans un fichier, une couleur politique aux candidats aux élections municipales qui refusent d'être associés à un parti. Et les candidats "sans étiquette" de se retrouver placés à gauche, au centre ou à droite, ce qui est loin de leur faire plaisir.

Cité par le quotidien, le président de l'Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, assure que le système mis en place par le ministère de l'Intérieur "ne correspond plus vraiment à la sociologie politique d'aujourd'hui" et entend donc bien demander à Manuel Valls de changer le mode de classification.

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 La Cnil autorise le fichier

La Place Beauvau se défend de ficher les élus, indiquant notamment dans un message envoyé aux préfets par "lettre hebdomadaire" que "l'attribution est faite sur la base de la liste des nuances transmise par la circulaire du 15 janvier". Le ministère précise par ailleurs que "les préfectures ne peuvent pas refuser d'enregistrer une candidature au motif qu'elle ne ferait pas apparaître d'étiquette politique".

Le fichier controversé a par ailleurs été autorisé par la Commission nationale de l'information et des libertés (Cnil). Cette dernière assure notamment que la nuance politique, attribuée par les préfets et à distinguer de l'étiquette, "vise à placer tout candidat ou élu sur une grille politique représentant les courants politiques et se distingue ainsi des étiquettes et des groupements politiques".

EDF: la polémique sur les moteurs d'urgence des centrales nucléaires rebondit

logo-lerc.jpgLa justice a débouté Alstom et son partenaire MAN qui contestaient leur élimination pour équiper les réacteurs d'EDF en moteurs d'ultime secours. Mais une lettre d'expert envoyée au patron de l'Autorité de sûreté nucléaire et dévoilée au lendemain de l'annonce de cette décision relance la controverse.

Le producteur français d'électricité a-t-il privilégié un prix attractif aux conditions de sécurité? C'est ce qu'affirmait Yves-Marie Le Marchand, ingénieur en génie atomique et ancien membre de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans une lettre adressée  le 31 janvier à Pierre-Franck Chevet, le patron de l'institution, que s'est procurée le magazine Capital.

"Aucune démonstration de fiabilité"

Fait important, cet expert a été mandaté par MAN Diesel & Turbo France, fabricant de Saint-Nazaire et partenaire d'Alstom dont l'offre a été écartée par leNucleaire areva groupe français. Dans sa lettre, il explique pourquoi, à ses yeux, les moteurs diesels d'ultime secours (DUS) proposés par les deux consortiums retenus ne sont "pas conformes au cahier des charges d'EDF" alors que celle d'Alstom et MAN l'était. Il ajoute que "le choix d'EDF (...) doit reposer sur des moteurs qui existent et non sur des projets de moteurs à construire qui ne disposent d'aucune démonstration de fiabilité."

EDF se met en conformité après Fukushima

Pour se conformer aux prescriptions de l'ASN après la catastrophe de Fuskushima en 2011, le groupe doit en effet équiper son parc de 58 réacteurs nucléaires afin d'assurer une alimentation du circuit de refroidissement des centrales. Un marché à 10 milliards d'euros. Il a choisi de retenir d'une part l'offre de Clemecy, une filiale d'Eiffage associée au groupe belge ABC, et d'autre part celle d'une filiale de Toshiba (Westinghouse) alliée à Fairbanks Morse Engine, un motoriste américain. 

Ce rejet, Alstom l'a contesté en invoquant des problèmes de procédure auprès du tribunal de grande instance de Paris. Mais ce dernier l'a débouté, a indiqué le groupe jeudi 20 février au soir. "Alstom et (son partenaire allemand) MAN prennent acte de la décision du juge des référés",a indiqué une porte-parole de l'entreprise à l'AFP. 

latribune.fr

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