Baromètre éolien-photovoltaïque : forte baisse des raccordements au second trimestre

logo-lerc.jpgLe Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) vient de rendre public le « Tableau de bord éolien-photovoltaïque » du second trimestre 2013. Les chiffres publiés confirment la mauvaise passe dans laquelle se trouvent actuellement les secteurs du photovoltaïque et de l’éolien. 

Le parc éolien français a atteint une puissance installée de 7821 Mégawatt (MW) au 30 juin 2013, représentant une hausse de 3% par rapport à la fin d’année 2012. Au premier semestre 2013, les nouvelles capacités de production éolienne se sont établies à 198 MW (contre 266 MW au premier semestre 2012), soit une baisse de 26%. Pour le premier semestre 2013, la production éolienne s’est élevée à 7,6 Terawatt-heure (TWh), soit une progression de 10% par rapport au premier semestre 2012. Selon le CGDD, la part de l’éolien dans la consommation électrique nationale progresse pour s’établir à 3,4% au second trimestre 2013 et le nombre de projets reste quasi stable (environ 500 projets sont en file d’attente).2013-07-11t120843z-1-apae96a0xqm00-rtroptp-3-ofrbs-france-energie-eolien-20130711-original.jpg

Concernant le solaire photovoltaïque, la puissance du parc français s’élevait à 4263 MW au 30 juin 2013 et 207 MW ont été raccordées au premier semestre 2013, soit une baisse de 73% par rapport à la période équivalente de 2012. Selon le CGDD, les installations comprises entre 36 et 100 kW (installations intermédiaires) représentent près de 40% de la puissance installée.

Selon un communiqué du Syndicat des Energies Renouvelables (SER), « cette décroissance des marchés éoliens et photovoltaïques met en péril les objectifs 2020 et de nombreux emplois ». Pour rappel, le gouvernement français s’est fixé un objectif de 19.000 MW d’éolien terrestre et 5.400 MW de photovoltaïque à l’horizon 2020. Or, il est vrai qu’au regard des chiffres avancés par le CGDD, l’objectif sera difficilement atteignable pour la France si la situation ne s’améliore pas nettement pour les marchés de l’éolien et du photovoltaïque.

Afin de relancer ces deux secteurs actuellement en crise, le SER va proposer au gouvernement et aux pouvoirs publics un plan de relance. Selon Jean-Louis Bal, Président du SER, ce plan contiendra « des simplifications drastiques de procédures réglementaires, une refonte des cadres économiques des filières, et un contrat avec l’Etat, qui facilitera le développement industriel et la création d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables ». A cet effet, Jean-Louis Bal devrait rencontrer très prochainement le ministre en charge de l’Energie, Philippe Martin, pour évoquer ce plan.

Jean-Louis Bal a également indiqué que « comme nous le craignions, les mesures d’urgence adoptées en début d’année [en janvier 2013 pour le photovoltaïque et avril 2013 pour l’éolien] se sont malheureusement avérées insuffisantes pour endiguer la baisse des marchés ». De son coté, le gouvernement affirme que les mesures d’urgence adoptées ne devraient pas avoir d’impact avant 2014.

Espérons que les marchés de l’éolien (surtout terrestre) et du photovoltaïque pourront redresser la barre assez rapidement. Cela devient même impératif si la France souhaite atteindre son objectif de 23% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique français en 2020.

Par Frédéric Ichay sur Figaro.fr

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