L'Assemblée sonne l'alarme pour l'élevage laitier.

logo-lerc.jpg La situation de l'élevage bovin laitier et allaitant en France nécessite une mobilisation sans précédent sous peine de disparaître, affirme un rapport de l'Assemblée nationale.2013-07-24t110006z-1-apae96n0uk800-rtroptp-3-ofrtp-france-lait-rapport-20130724.jpg

"La France est à un tournant. Soit elle décide de soutenir ce secteur, soit c'est la disparition de tout un pan de l'économie nationale", a dit mercredi son co-auteur, le socialiste Germinal Peiro, lors d'une conférence de presse.

Avec près de 19 millions de têtes, dont 7,3 millions de vaches laitières et allaitantes, la France dispose du cheptel bovin le plus important d'Europe, précise le document.

L'élevage bovin fait vivre plus de 71.000 éleveurs laitiers et 60.000 éleveurs allaitants mais la France a perdu en dix ans 40% de ses exploitants, confrontés à la hausse du coût de l'alimentation animale, notamment des prix des tourteaux.

Le rapport demande que les éleveurs soient assurés d'une "juste rémunération qui soit en rapport avec les astreintes et les contraintes inhérentes à leur métier".

Si le revenu annuel des céréaliers est d'environ 72.000 euros pour 800 heures de travail, celui des éleveurs bovins de la filière viande est de 15.400 euros et celui des éleveurs laitiers de 26.500 euros, pour 3.600 heures par an.

Le rapport prône des pistes pour remédier à une situation qui ne serait selon ses auteurs pas irrémédiable.

Y figurent la modernisation des bâtiments et des équipements, ainsi que le maintien et le développement du crédit d'impôt remplacement, qui accorde aux exploitants agricoles dont la présence quotidienne est indispensable une aide financière pour leur remplacement pendant deux semaines au maximum.

La fixation d'un "juste prix" du lait et de la viande, vieille revendication des éleveurs, est également proposée, de même que l'instauration d'aides "contracycliques" qui fluctuent en fonction du marché, comme aux Etats-Unis.

La mobilisation des services de l'Etat afin d'aider à l'ouverture de nouveaux marchés à l'exportation est prônée face à l'engorgement du marché intérieur européen.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse sur Reuters

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